La voix de nos élèves : juin 2018

Comme les saisons, les années scolaires sont cycliques, toujours nouvelles et pourtant immuables. C’est l’éternel retour dont parlait Héraclite. La fraîcheur originelle de la rentrée, semblable à une page blanche aux potentialités infinies, cède place dix mois plus tard au passage dans la classe supérieure pour la plupart de nos élèves ou à l’arrivée au débarcadère pour nos bacheliers qui quittent TFS pour entrer dans le vaste monde.
On m’a fait récemment la remarque, lors de la cérémonie de remise des diplômes en mai dernier ainsi qu’à l’occasion du dîner des anciens élèves en juin, que TFS est un lieu de vie intense et d’épanouissement personnel. Nos finissants le confirment dans les lettres d’adieu qu’ils m’ont écrites, où ils dépeignent quelques aspects importants des années passées chez nous. Sans surprise, de nombreux élèves ont souligné les amitiés impérissables qu’ils y ont forgées. L'un écrit : « la vie à TFS est la seule vie que j’ai jamais connue... j’ai appris, j’ai ri, j’ai pleuré, j’ai vécu » ; tandis qu’un autre précise : « les liens que j’ai noués ici et les possibilités qui m’ont été offertes sont incomparables ; tout cela restera gravé dans mon cœur pour toujours. » 

Ces leçons de vie ont été reprises par un ancien élève de la promotion 1993, qui nous a confié lors d’une réunion récente : « J’ai eu une quantité incroyable d’expériences en dehors de la classe, qu’il s’agisse du fait de se sentir fort ou d’être vulnérable pour la première fois, de trouver l’amour et de le nier, d’apprendre la nécessité d’accepter la vie et paradoxalement ne pas être prêt à le faire, ou encore de découvrir la grande poésie et de devenir poète. » Nous sommes honorés d’avoir été le havre éducatif de nos anciens élèves, y compris ceux de cette année, havre au sein duquel ils ont découvert leur véritable personnalité, où ils sont devenus de jeunes adultes équilibrés et dotés d’une forte intelligence émotionnelle, qui savent concilier leurs droits en tant qu’êtres humains et leurs responsabilités en tant que citoyens. 

Une école exigeante

Les bacheliers de TFS, comme tous nos élèves, sont passionnés quand ils apprennent ce qu’ils aiment et quand ils aiment ce qu’ils apprennent. Par leur esprit de camaraderie et leur volonté de s’entraider, ils ont aussi compris qu’ils n’étaient pas tant en concurrence avec autrui qu’avec eux-mêmes, dans la mesure où l’éducation ne consiste pas à devenir meilleur que les autres, mais à donner le meilleur de soi-même. Si TFS est une école exigeante, c’est justement parce que nous encourageons cette conception de l’ambition académique chez nos élèves. 

Au cours de cette année scolaire, nous avons constaté à maintes reprises l’émergence de cette qualité à notre école. Ainsi, lors de l’exposition du programme primaire en avril dernier, au Campus Ouest comme à Toronto, des groupes d’élèves de CM2 ont présenté à leurs parents les résultats de leurs recherches sur un sujet lié au thème du « fonctionnement du monde ». Comme le soulignait un parent du Campus Ouest, « ce moment fut particulièrement émouvant. Nous avons vu notre garçon de 10 ans participer à une expérience complexe et magnifique. Six semaines de travail en collaboration avec ses camarades de classe. Nous l’avons vu passer par tant de sentiments : ambition, doute de soi-même, détermination, affection et même admiration pour ses enseignants, exaspération envers ses coéquipiers, jusqu’à sa prise de conscience du fait qu’il avait besoin d’eux après tout. » Quelle formidable expérience d’apprentissage !

Nous avons été très heureux cette année de proposer à nos élèves du Niveau II la possibilité de relever le défi du Brevet, un examen portant sur plusieurs matières, que les élèves en France passent à la fin de leurs années de collège. Dans le cadre de la récente réforme du collège en France, le Brevet a connu des modifications, notamment le fait que la moitié des points valorise la maîtrise du socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Entre autres matières, ce socle commun comprend l’étude du français et d’autres langues, apportant aux élèves une meilleure compréhension des différentes cultures du monde, ainsi que l’acquisition d’un ensemble de compétences clés qui vont bien au-delà de la réussite scolaire, toutes choses qui contribueront à leur épanouissement en tant que citoyens engagés et réfléchis. Les élèves qui ont choisi de se présenter aux épreuves du Brevet, soit la grande majorité du Niveau II, ont passé cet examen début juin et nous attendons leurs résultats avec impatience.

Si l’exposition du programme primaire constitue le premier d’une série de projets qui deviennent de plus en plus complexes et exigeants à mesure que l’enfant se développe, le projet personnel représente, quant à lui, l’activité culminante du programme d’éducation intermédiaire au Niveau III. Cette année, les élèves se sont concentrés sur l’exploration des professions qui les intéressaient. Conçu comme une étude concrète et autonome, ce projet requiert que les élèves tiennent un journal de bord, qu’ils créent un produit tangible et qu’ils soumettent un rapport final. Les thèmes des projets étaient très variés, allant de l’amélioration des appareils orthopédiques pour le traitement de la scoliose, à la réduction des coûts de construction par le biais de mesures législatives, l’écriture d’une nouvelle portant sur la manipulation des gènes CRISPR, et la corrélation entre les choix alimentaires et certaines maladies. Au total, 73 projets personnels nous ont été présentés, tous plus fascinants les uns que les autres.

Notre marche des bacheliers s’est tenue pour la deuxième année consécutive ; il s’agit d’une tradition nouvellement instaurée qui veut que nos finissants, revêtus de leur magnifique toge bleue, défilent le long d’un parcours qui les fait traverser toutes les annexes du campus de Toronto. Lors de leur passage à La p’tite école et à l’École primaire, ils ont été accueillis par un tonnerre d’applaudissements et par les félicitations de leurs anciens enseignants et des élèves plus jeunes. Sur leur chemin de retour vers l’École secondaire, j’ai eu le grand honneur de serrer la main de chacun d’entre eux. Avec une moyenne égale ou supérieure à 80 %, ils sont tous lauréats du mérite scolaire de l’Ontario et 90 % d’entre eux ont obtenu une moyenne de 90 % ou plus sur l’ensemble de leurs cours. En plus, ils ont totalisé 6 780 heures de service à la collectivité sur la période de deux ans couvrant le programme du diplôme. Cet automne, ils seront dans cinq pays différents, accueillis par 27 universités, où ils poursuivront des cursus extrêmement variés. Je vous invite à découvrir la vidéo de la marche des bacheliers de notre promotion 2018. Vous serez aussi fiers d’eux que nous le sommes !

L’élève, citoyen

L’année 2017-2018 a vu notre école renforcer et développer les programmes de citoyenneté à travers les annexes. À La p’tite école, les assemblées et les séances de mentorat sont devenues plus formelles. La plupart des lundis, les élèves assistaient à une assemblée qui, le vendredi suivant, devenait le sujet de leurs discussions en groupes de « p’tits citoyens ». Des questions étaient posées dans le cadre de ces assemblées, telles que : « Pourquoi devons-nous être polis et respecter les gens ? » Les enfants disposaient de la semaine pour y réfléchir, et le vendredi, au sein de leur groupe de mentorat, ils devaient répondre aux questions et en débattre. Même à cet âge, le dialogue entre élèves et mentors s’avère sérieux et les réponses des enfants témoignent de leur réflexion.

À l’École primaire, au Campus Ouest, de même qu’à l’École secondaire, les séances de mentorat sont structurées autour d’un thème, d’un élément déclencheur et de questions directrices. Les thèmes sont choisis de manière à refléter la vision, la mission, les valeurs et la devise de l’école, et aussi pour délibérer sur les événements d’actualité ou les enjeux culturels et sociétaux ; l'élément déclencheur peut se présenter sous la forme d'une question générale, d'une vidéo, ou d’une assemblée. 

Ainsi, le 13 novembre dernier, les séances de mentorat de l’École primaire ont débuté par une assemblée où l'engagement a été suscité par la projection de trois vidéos : un rap français au sujet des Guerres mondiales, des témoignages de vétérans résidant au Centre des anciens combattants de l’hôpital Sunnybook et un clip dans lequel un expert du Musée canadien de la guerre était interrogé sur la Grande Guerre par une écolière. Nos élèves ont été amenés à réfléchir pourquoi nous commémorons la fin de ce conflit et arborons un coquelicot. Puis on leur a demandé de poser un geste concret. Après avoir regardé une vidéo de l'associationGuitars for Vets, qui fournit des guitares d’occasion aux anciens combattants atteints de TSPT, ils ont mis en place une collecte de fonds pour soutenir cette œuvre.

Au Campus Ouest, de même que dans les autres annexes, certains des thèmes reflètent le rythme scolaire, comme la rentrée des classes. De ce fait, les quatre premières séances de mentorat se sont focalisées sur « L’école et vous », en considérant quatre aspects différents. Lors de la première séance, la question était : « À quoi servent les écoles ? » La deuxième s’est inspirée d’une assemblée sur le respect, tandis que la troisième s’est penchée sur les attributs nécessaires pour la réussite scolaire, tels que l’autodiscipline, la prise de notes et l’effort. Enfin, la dernière séance était consacrée à la façon de bien s’entendre avec les autres, à savoir ses enseignants et ses camarades de classe.

À l’École secondaire, l’esprit citoyen a été promu par les assemblées, les discussions en groupes de mentorat et les sociétés ; à cela se sont ajoutés des programmes personnalisés par niveau, des semaines à thème et d’autres événements ponctuels. Les assemblées ont tenu compte de la maturité des élèves, qu'ils soient en collège ou au lycée. Ainsi, une assemblée destinée au collégiens a ciblé l’identité franco-ontarienne, avec comme catalyseur la question suivante : « La majorité a-t-elle le droit d’imposer sa propre langue comme langue d’enseignement, au détriment du développement intellectuel de ses concitoyens ? ». Une assemblée du lycée a vu débattre les consuls du Mexique et du Pérou sur les thèmes de l’environnement et de la culture. De surcroît, j’ai personnellement dirigé une série de cinq assemblées pour les Niveaux IV et V où nous avons examiné l’état des droits de la personne au Canada et dans le monde en général.

Parallèlement, les élèves de 6e et 7e années ont participé à deux sociétés cette année. Les 6e ont découvert l’ONG Hats for the Homeless et ils y ont contribué en tricotant des bonnets pour bébé à distribuer aux familles. Grâce à la société Ecosia, ils ont également mieux compris leur impact sur l’environnement. Les 7e, quant à eux, se sont concentrés sur le bien-être et les droits des animaux en découvrant la Société protectrice des animaux de Toronto ; par ailleurs, ils ont amélioré leur propre condition physique grâce à Animal Flow, discipline sportive qui met l’accent sur les mouvements multiplanaires fluides.

Pour leur part, les élèves des Niveaux I à V ont eu le choix de 23 sociétés différentes qui traitaient de thèmes tels que l’environnement, la finance, la politique, la santé et le bien-être, la créativité, la technologie ou encore la justice sociale, pour n'en nommer que quelques-uns. Plusieurs associaient deux thématiques, comme Engineering for GoodCapitalizing for Kids,Eat to Live et Music 4 Change.

Quant au mentorat à l’École secondaire, tous les groupes ont bénéficié des mêmes sujets de débat. Pour vous donner une idée de l’étendue des idées discutées, voici les points abordés les 16 octobre, 15 janvier et 30 avril derniers. 

Le 16 octobre, la séance a déclenché une réflexion sur l’identité nationale, le chômage des jeunes et le déplacement des réfugiés. Les mentors ont projeté à leurs groupes respectifs une vidéo intitulée When You Don’t Exist qui dépeint un renversement fictif des flux migratoires actuels en Europe, c’est-à-dire des citoyens britanniques migrant vers l’Afrique, ce qui a entraîné nombre de questions pertinentes. 

La séance du 15 janvier était intitulée Connexions. Après avoir regardé une photo d’un lac de montagne avec, en surimpression, la phrase « Ici, il n’y a pas de WiFi, mais je vous assure que la connexion est bien meilleure », les groupes ont lu un article du Globe and Mail et en ont débattu. Cet article portait sur l’utilisation des téléphones intelligents, leur impact au niveau personnel et sociétal ainsi que sur notre difficulté à nous détacher de tels appareils. 

Enfin, la séance du 30 avril dernier a été motivée par l’attaque à la camionnette-bélier perpétrée à North York. Après avoir regardé une vidéo montrant les joueurs des Maple Leafs rendre hommage aux victimes, les élèves ont discuté des relations humaines et ils ont essayé de définir ce qu'est l’esprit social et l’esprit d’école, tout en réfléchissant à l’importance de faire partie d'une communauté.

Tous ces thèmes ont également été développés lors des semaines consacrées à la démocratie et à la diversité, lors des extraordinaires conférences TEDx qui ont eu lieu à TFS, ainsi que par le programme « Racines de l’empathie » dans lequel les jeunes de 7e année apprennent grâce à un bébé qui est devenu leur « enseignant » au cours de plusieurs visites. Plus récemment, pendant la campagne électorale provinciale de ce printemps, nos élèves ont étudié les programmes de chacun des neuf partis présentant une candidature dans la circonscription de TFS et ont voté selon leur préférence.

Œuvres d’art

L’art sous toutes ses formes abonde joyeusement à La p’tite école. L’un des moments forts de cette année restera sans aucun doute l'adaptation de la comédie musicale française Le soldat rose qui a eu lieu en décembre. Je suis certain qu’aucun parent d’élève de CP n’oubliera de sitôt l’histoire de bambins qui se cachent dans un grand magasin où les jouets prennent vie à la nuit tombée. Nos élèves ont interprété leur rôle, ils ont chanté et dansé, et le résultat était tout simplement magnifique.
 
Les arts visuels et la musique sont enseignés par des professeurs spécialisés et, parmi les moments marquants de cette année scolaire à l’École primaire, on peut citer le spectacle The Music Doctors, interprété par les élèves de CM1 et CM2. Les jeunes talents du chœur et du club de violon ont détaillé huit façons par lesquelles la musique améliore le bien-être des personnes. Lors de notre Semaine de la francophonie du 5 au 9 mars, nos élèves ont étudié, à travers le prisme du Printemps des poètes, le pouvoir d’expression de la poésie, en lisant, composant et enregistrant des poèmes.
 
De son côté, le Campus Ouest nous a ravis par ses nombreuses activités artistiques. Ainsi, dans le Spectacle de talents, les élèves de CP à la cinquième ont chanté, dansé et joué du piano, du violon et des percussions. Les enseignants eux aussi se sont joints à l’ensemble, et l’un d’entre eux a même dirigé le public et les interprètes dans une chanson et une danse originales composées spécialement pour le Campus Ouest. Fin mai, les élèves de sixième et l’orchestre ont participé au festival du Toronto Youth Wind Orchestra qui s’est tenu au Centre des arts. Notre récent barbecue s'est ouvert par le Songe d’une nuit d’été avec une mise en scène magique de notre club Shakespeare.

Où que vous soyez dans l’École secondaire, les arts vous entourent. Que ce soit les œuvres picturales sur le Mur de distinction du foyer James Doak, les concerts ou bien encore les répétitions d’une pièce dramatique dans la salle polyvalente, on ne peut qu’être impressionné par la vitalité de nos programmes artistiques. D’une façon tout à fait mémorable, la représentation d’Antigone nous a transportés en France pendant l’occupation nazie ; cette pièce, de Jean Anouilh, traite du rejet de l’autorité, mais aussi de son acceptation. Une antithèse profonde.
 
Au cours de l’hiver, l’École secondaire a monté la première mondiale en français de la comédie musicale Anne... la maison aux pignons verts (Anne of Green Gables). Nous avons été très honorés d’accueillir Kate Macdonald Butler, la petite-fille de Lucy Maud Montgomery, l’auteure des livres d’Anne, ainsi que Claudette Gareau, la veuve de Don Harron qui a composé la comédie musicale. Toutes deux furent enthousiasmées par notre adaptation en français.
 
La musique a atteint cette année de nouveaux sommets. L’ensemble à vents de l’École secondaire, avec ses 75 musiciens de la 7e année au Niveau V, s’est produit brillamment au concours de l’Ontario Band Association, ce qui nous a valu de participer, pour la quatrième année consécutive, à la finale nationale canadienne, où nos musiciens ont décroché leur première médaille d’or. Bravo !
 
En avril dernier, nos élèves de Niveau V inscrits au programme d'arts ont organisé leur vernissage annuel où ils ont présenté leurs œuvres personnelles créées durant les deux années du diplôme. Fiona Blakie, examinatrice en chef de l’IB pour les arts visuels, a visité l’exposition au double titre d’invitée et d’amatrice d’art. À sa sortie, elle se sentait inspirée tant par nos élèves que par notre programme. Nous sommes particulièrement fiers de nos artistes !

Vie sportive

Au cours de ces dernières années, nous avons constaté une très belle croissance des compétitions sportives à TFS. L’engagement personnel et un fort esprit d’équipe caractérisent nos programmes et nos élèves. De l’automne au printemps, ceux-ci ont démontré des qualités admirables, telles que la persévérance dans leurs efforts, le dévouement à leurs coéquipiers et la courtoisie envers leurs adversaires.
 
À l’automne dernier, nos Cougars ont remporté cinq championnats et ont obtenu deux deuxièmes places, en soccer, en cross-country et en basketball. En hiver, nous avons remporté cinq championnats et obtenu sept deuxièmes places ainsi que deux troisièmes places, en basketball, en natation, au hockey, au hockey en salle et en volleyball. Au printemps, malgré un début de saison à la météo exécrable, nos athlètes ont su relever les défis. En fin de compte, ils ont gagné quatre championnats, trois deuxièmes places ainsi que trois troisièmes places. Félicitations !

Une éducation internationale
 
On peut se forger une perspective internationale à l’étranger, à l’école et même chez soi. Pour les élèves de La p’tite école, de l’École primaire et du Campus Ouest, cette perspective leur est inculquée par les assemblées, les séances de mentorat et les cours, pendant les semaines mettant un pays à l’honneur, avec des conférenciers ou d’autres intervenants, ainsi que par une multitude d’activités. En fait, autant que le développement d’un esprit citoyen, cette perspective fait partie intégrante de quasiment tous les aspects de la vie scolaire, en classe comme en dehors.
 
La p’tite école et l’École primaire se sont mobilisées cette année pour découvrir, outre le Canada et la France, la Thaïlande et l’Italie. Ces choix on été suggérés et concrétisés par des familles originaires de ces nations. L’amour que ces familles portent à leur pays, de même que l’ardeur et la fierté qu’elles mettent à donner corps à nos semaines internationales, étaient évidents à tous ceux qui, enfants comme adultes, se sont joints à ces initiatives. Nous avons vécu une expérience sensorielle extraordinaire grâce à la cuisine, la musique et les objets provenant des pays honorés, et je considère qu’il est un vrai privilège d'apprendre sur les différentes cultures à travers l’histoire personnelle des membres de notre propre communauté scolaire.
 
Au Campus Ouest, la découverte d’autres cultures et de leur perspective sur le monde fait partie des activités pédagogiques et artistiques, au même titre que des événements tels que la Danse du lion à l’occasion du Nouvel An chinois ou le repas-partage international, si convivial et incluant tant de traditions différentes. Mentionnons aussi l'échange avec la Suisse pendant le congé de mars. Cette année, des élèves de 7e année du campus de Toronto ont accompagné leurs camarades du Campus Ouest. Ensemble, ils ont visité de nombreuses institutions d’importance, comme le siège des Nations-Unies à Genève ou le Musée de la Croix-Rouge ; ils ont aussi apprécié l’art de la fabrication du chocolat et se sont adonnés aux sports d’hiver en montagne. Ce voyage leur a également permis de découvrir des différences entre les expériences des jeunes Canadiens et Suisses, comme le fait que, là-bas, il n'y a pas de sport en activité parascolaire. De retour à la maison, nos voyageurs ont organisé une exposition afin d’expliquer à la communauté du Campus Ouest tout ce qu’ils ont appris à cette occasion.
 
Nos élèves du secondaire prennent leur envol, vu leur âge, pour des voyages autour du monde. Profitant des congés de novembre et de mars, ils se sont rendus en Chine, en Arizona, en Équateur, en Inde et au Pérou. Ils y sont allés, non en touristes, mais pour y apprendre des leçons de vie ; les habitants des régions visitées leur ont montré ce qu'est l’inéquité, les défis liés à la terre, leurs pratiques culturelles fièrement enracinées, ou encore leur générosité d'esprit. Ces leçons ont aidé nos jeunes à comprendre l'écart entre la richesse et la pauvreté (à plus d’un titre), entre la culture et l’expérience, entre l’engagement et l’indifférence.

Un avenir prometteur
 
Il n’est donc pas surprenant que nos élèves, ainsi dotés des valeurs d’intégrité, de discernement, de respect et d’engagement, et déterminés à œuvrer pour le bien commun, nous donnent toutes les raisons d’être optimistes quant à l’avenir de notre planète.
 
Lors d’un dîner en juin, nous avons remis le Prix de distinction des anciens élèves à Maral Ouzounian, de la promotion 1994, et celui des jeunes diplômés à Gabriela Stafford, de la promotion 2013. Dre Ouzounian est aujourd’hui chirurgienne cardiaque et chercheuse au Centre de cardiologie Peter Munk ; elle est également professeure adjointe de chirurgie à l’Université de Toronto. Mme Stafford est à la fois coureuse olympique de demi‑fond, collaboratrice du laboratoire Lockwood et récente lauréate du trophée de meilleure étudiante sportive de l’Université de Toronto, réservé aux athlètes ayant obtenu de brillants résultats académiques. Vous pouvez entendre nos dernières récipiendaires parler de leurs expériences dans cette vidéo. Elles incarnent ce que signifie l’éducation telle que nous la concevons à TFS.
 
Pour conclure, au moment de vous dire au revoir avant les vacances d’été, je souhaite vous inspirer pour notre avenir en vous livrant ici d’autres extraits des lettres que les élèves de la promotion 2018 m’ont écrites :
 
« Lorsque je créerai ma propre entreprise, j’espère continuer à transmettre auprès de mon personnel les valeurs de responsabilité sociale qui sont celles de TFS. »
 
« En tant que jeune femme arabe, je pense qu’il est primordial de me servir de l’éducation que j’ai reçue pour contrecarrer les stéréotypes dont les personnes comme moi sont victimes. Je voudrais occuper des postes d’influence au sein de grandes entreprises, afin de démontrer les capacités des femmes et, plus particulièrement, des femmes issues des minorités. »
 
« Partout où j’irai dans le monde, je sais que j’emporterai TFS avec moi. »
 
Tout comme pour le Tristan et Yseult de Wagner, composé en 1865, il y a tout à la fois quelque chose de classique et de novateur dans notre belle école. Nous affectionnons notre vénérable passé, et nous aspirons aussi à façonner l’avenir en tant que précurseurs de nouvelles tendances.
 
Je me réjouis à l’idée de poursuivre notre chemin ensemble, quand nous nous retrouverons à la rentrée.

Dr Josep González
Chef d’établissement
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