TFS a eu l'honneur d'organiser une assemblée à l'occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de la Shoah, réunissant des élèves de tous les niveaux pour une journée de réflexion, d'apprentissage et de commémoration.
La matinée a débuté par un discours d'ouverture prononcé par Jean-Bastien Urfels, directeur adjoint de l'établissement et directeur de l’École secondaire. Parmi les personnes présentes figurait une invitée spéciale, le Dr Claire Nunes-Vaz, une ancienne parent d'élève de TFS, dont le lien avec la Shoah est profondément personnel, ayant perdu de nombreux membres de sa famille à Auschwitz. Le Dr Nunes-Vaz a fait don des encyclopédies de sa famille, sauvées pendant la guerre, à TFS afin que l'école les conserve et en tire des enseignements.
Les élèves de l’école secondaire ont ensuite écouté la conférencière principale et survivante de l'Holocauste, Denise Fikman-Hans. Elle a raconté son histoire en français, sa langue maternelle. Née en 1938 à Paris, Denise n’était qu’une enfant lorsque, en 1942, son père, sa tante et son oncle ont été déportés à Auschwitz. Afin de protéger sa famille, la mère de Denise a envoyé ses six enfants et ses deux nièces se cacher. Ils ont été séparés et placés dans différentes familles avant que Denise ne soit recueillie par un couvent, où elle est restée jusqu’en 1948. Après la guerre, elle est revenue à Paris, a ensuite épousé son mari Milan Hans et, en 1979, a émigré à Toronto, où elle s’est construit une nouvelle vie.
Les élèves ont écouté attentivement le récit de Denise, qui a donné vie à l’histoire dans la salle. À l’issue de la conférence, certains élèves ont partagé leurs propres liens familiaux avec la Shoah, rendant ce moment d'autant plus personnel.
Dans l'après-midi, les élèves de l'École primaire se sont réunis pour une deuxième assemblée, animée par le directeur Alexandre Ferrand, et ont écouté le témoignage du survivant Gershon Willinger. Né à Amsterdam en 1942, Gershon n'avait que quelques mois lorsque ses parents biologiques l'ont confié à des membres de la résistance néerlandaise pour le mettre à l'abri. On lui a donné le nom de « Fritsje » afin de dissimuler son identité, mais il a ensuite été découvert et envoyé au camp de transit de Westerbork. Ses parents ont été assassinés à Sobibor en 1943. Gershon a ensuite été déporté à Bergen-Belsen, puis à Theresienstadt, où il est resté jusqu’à la libération. Après la guerre, il a vécu dans des familles d’accueil et dans un centre pour orphelins de guerre juifs avant d’immigrer au Canada en 1977. Pour de nombreux élèves de l’École primaire, c’était la première fois qu’ils entendaient le témoignage d’un survivant. Ils ont écouté avec attention, apprenant l’importance de témoigner, même à un jeune âge.
À TFS, nous défendons le triple engagement de l’UNESCO : honorer les victimes et les survivants, éduquer les générations futures et lutter contre l’antisémitisme, le racisme et la haine. Cette commémoration a été l’occasion pour les élèves de se confronter à des témoignages émouvants – des récits de perte, de résilience et de survie qui continuent de façonner notre responsabilité collective de se souvenir.
Merci à nos intervenants invités, aux élèves musiciens, au corps enseignant, à tous ceux qui se sont joints à nous et aux Amis du Centre Simon Wiesenthal pour leur collaboration qui a permis de rendre cette journée importante possible.