La diversité au sein de TFS a également eu une incidence importante. Le fait d’être entouré de personnes d’horizons différents m’a permis de découvrir un large éventail de points de vue. À l’époque, je ne l’ai probablement pas pleinement apprécié, mais cela a assurément façonné ma vision du monde actuelle.
C’est ma vie personnelle qui a connu le plus grand impact. Ma fiancée est à moitié française, et le fait de pouvoir communiquer avec sa famille, notamment avec ses proches à Paris, a été un atout considérable. Cela m’a aussi permis d’établir des liens avec un plus large éventail de personnes, à McGill et ailleurs. En vieillissant, j’ai réalisé à quel point c’était précieux. Même si ce n’est pas essentiel à ma carrière, je me sens très chanceux d’avoir appris une autre langue à l’école.
TFS : Quelles compétences ou leçons tirées de TFS employez-vous le plus souvent dans votre travail ?JULIAN GOLDEN : La résolution créative de problèmes est un enseignement important. Comprendre que si quelque chose ne fonctionne pas, il y a toujours une autre façon de l’aborder.
J’ai également beaucoup appris en matière de responsabilité et de représentation. J’ai été élu délégué Premier Citoyen et, même si je n’avais pas pleinement conscience de ce dont je m’embarquais en me présentant, cela s’est avéré être une expérience très enrichissante. Dans ce type de rôles, il est vite évident que la façon dont on se présente – ce qu’on dit, ce qu’on fait – a une incidence sur les autres. Cela s’est traduit ensuite par ce que nous appelons aujourd’hui une marque personnelle. Cette expérience m’a permis de développer très tôt un sens du professionnalisme et de comprendre comment gérer les relations, tant personnelles que professionnelles. Ces concepts ne s’apprenaient pas forcément en classe, mais ils découlaient des expériences rendues possibles par l’école. Et pourquoi ne pas découvrir tout cela à 16 ans?
TFS : Quelle a été votre expérience la plus mémorable à TFS ?
JULIAN GOLDEN : Honnêtement, une grande partie de ce qui m’a marqué s’est déroulé en dehors des cours — les moments entre les cours, les activités parascolaires, le côté social. Mais comprenez-moi bien, j’ai aussi adoré les cours et j’ai beaucoup appris. Mes cours d’économie, par exemple, ont assurément influencé mes études ultérieures. Mais ce qui m’a le plus marqué, ce sont les amitiés et la communauté TFS. Je suis toujours très proche de plusieurs personnes de TFS. Au point que nous nous assistons maintenant aux mariages les uns des autres, ce qui est plutôt spécial. Même avec les personnes avec qui je ne suis plus aussi proche, c’est épatant de garder le contact en ligne et de voir ce qu’elles font à travers le monde.
J’ai intégré TFS au niveau I, ce qui m’a semblé être une grande transition à l’époque. J’ai dû trouver le moyen de m’intégrer à de nouveaux cercles sociaux tout en préservant mes anciennes amitiés. Ce n’était pas facile au début, mais j’ai fini par élargir mon horizon de manière très positive.
TFS : Quels conseils donneriez-vous aux élèves ?
JULIAN GOLDEN : Entretenez vos passions et essayez de les intégrer autant que possible à votre apprentissage. Une certaine pression peut être omniprésente en apprenant des choses juste pour le plaisir d’apprendre. Cependant, j’ai constaté que tout prend plus de sens lorsque vous le reliez à quelque chose qui vous tient à cœur. Même des matières qui ne semblent pas pertinentes au premier abord peuvent contribuer au développement de compétences et de modes de pensée utiles dans presque tous les parcours que vous choisirez plus tard dans la vie. Alors, repoussez un peu les limites. Songez à la manière dont ce que vous apprenez peut s’appliquer à vos centres d’intérêt et au monde réel.
TFS : Qu’auriez-vous aimé savoir, pendant vos études à TFS, qui aurait pu mieux vous préparer à la vie après l’obtention de votre diplôme ?
JULIAN GOLDEN : On n’a pas vraiment abordé le sujet d’entrepreneuriat pendant ma scolarité. L’accent était davantage mis sur les parcours professionnels traditionnels. Avec le recul, j’aurais aimé me pencher davantage sur la manière dont ce que j’apprenais pouvait me permettre de construire quelque chose de personnel. À l’époque, ces deux choses me semblaient distinctes. L’école d’un côté, les intérêts personnels de l’autre. Aujourd’hui, l’entrepreneuriat bénéficie d’une bien plus grande visibilité, ce qui est fantastique. Que ce soient les programmes, les conversations, ou même les rencontres avec des fondateurs : tout cela est utile. Non pas parce que tout le monde doit créer une entreprise, mais parce que cela montre ce qui est possible. Si j’y avais été exposé plus tôt, cela aurait pu accélérer les choses pour moi. C’est en partie pour cela que je suis passionné par la création de ces espaces maintenant, afin que d’autres puissent entrevoir ces voies plus tôt.